• Fan-Fic : Far Cry 2

    Quand tout déraille


      J’étais posté parmi quelques rochers au sommet de la colline qui faisait face à ma cible, une sorte de gare désinfectée proche du désert. C’était le début de l’après-midi,  le soleil illuminé la zone, idéal pour avoir une bonne vue de là où j’étais. Avec mes jumelles, j’observais l’endroit contrôler par mes ennemis et repérais où se trouvait leur réserve de munitions, médicaments et… Merde. Je venais de repérer un sniper sur le toit du vieil entrepôt, heureusement cet abruti ne regardait pas dans ma position. Je sortis mon fusil, me remis en place, visait à travers la lunette et tira…sans faire de bruit. L’homme tomba en arrière, personne n’avait remarqué quoi que ce soit, je ne regrettais pas d’avoir acheté ce sniper silencieux, il m’avait sauvé la mise plus d’une fois. Mais il n’était pas le seul, la jeune femme du nom de Flora Guillen m’avait souvent sorti de mauvais pas également. Je l’avais rencontré en la libérant d’un camp de soldat qui la retenait prisonnière. Elle ne m’a jamais dit pourquoi d’ailleurs, et je ne lui ai jamais demandé, faudra que je pense à le faire.

    Pour le moment, il fallait que je me concentre, pas de temps pour les pensées, je comptais le nombre de soldats ennemis présents. De ce que je pus voir, j’en comptais six, je visais le plus proche, tira et rechargea. Un second non loin avait vu son collègue mourir et après une pression de gâchette, ce fut la dernière chose qu’il vit. Il avait malgré ça eut le temps de hurler et cela avait donné l’alerte, désormais les soldats me cherchaient, conscient qu’un tireur n’était pas loin. Alors que j’allais abattre un troisième homme, ma vision se troubla, un immense mal de crâne se fit sentir et j’en lâchais presque mon arme, ce n’était pas le moment. Je pris rapidement un comprimé, je n’avais pas de temps à perde, saleté de malaria, j’avais à peine retrouvé un état stable que des tirs arrivèrent dans ma direction. Au diable le sniper, je saisis ma mitraillette et commençais à tirer sur les soldats qui avaient eu le temps de se rapprocher de moi. Heureusement la plupart d’entre eux étaient inexpérimentés et je réussis à m’en sortir sans trop de dégâts, je me piquais avec une seringue et la douleur s’en alla aussitôt.

    J’avançais vers la gare, je devais y faire sauter une citerne de gaz mais alors que je pensais avoir nettoyé la zone, un dernier soldat surgi de nulle part. Il me plomba avec son fusil, presque à terre, je réussis à l’anéantir d’une balle en pleine tête. On m’avait appris à me sortir de ce genre de situation, je retirais la balle logée dans mon mollet à l’aide d’une pince avant de stopper l’hémorragie. Je dus me piquer avec une seconde seringue pour endormir la douleur, il m’en restait trois sur les cinq que j’avais au départ sur moi. Bien qu’on était proche du désert, de la brousse sèche tapissait le sol, l’idéal pour un incendie. Je tirais un coup dans la bonbonne, provoquant un jet de flamme qui s’en échappa et enflamma la brousse alentour avant de m’éloigner rapidement. Une grosse détonation se fit entendre, assez pour alerter les camps soldat alentour. Comme prévu, Flora m’appela :

    « Ça a marché, j’ai réussi à faire dérailler le train d’armement, viens me retrouver, j’aurais besoin de ton aide. »

    Je raccrochais et m’empressais d’aller la rejoindre, elle m’avait envoyé ses coordonnées sur mon GPS, elle se trouvait à quelques kilomètres, je n’avais qu’à suivre les rails. Je pris l’un des véhicules présents et démarrais rapidement, Flora était un soldat qui lutté avant tout pour les civils, indépendantes des factions qui avaient commencé cette guerre nationale.

    Effectivement, le train avait déraillé, les wagons étaient couchés sur leurs cotés. Je vis Flora au loin, cerné par un grand nombre de soldats, ceux qui avaient survécu à l’accident sans doute. Je m’empressai de la rejoindre, tirant sans réfléchir sur les soldats que je croiser. Elle était tombé à terre, blessée mais encore en vie, je la protégeais et abattais les soldats un à un. Lorsque le dernier tomba, je m’approchais de Flora, examina rapidement ses blessures et la piqua avec une seringue afin qu’elle se relève. Cela ne fit pas effet, entre deux cris de douleurs, elle me supplia :

    « Encore, encore une ! »

    Elle m’avait si souvent sauvé de la mort, je ferais tout pour en faire de même et lui fit une seconde piqure, elle sembla se calmai quelques secondes mais la douleur sembla revenir, sa voix était faible, je l’entendais à peine :

    « Achève….moi »

    Non…non, je ne pouvais pas faire ça, je sacrifiais ma dernière seringue dans l’espoir de la ramener.  Elle sembla s’endormir doucement, ses yeux se fermèrent, sa respiration ralentit jusqu’à s’arrêtait et son esprit s’en alla.

     Elle venait de mourir dans mes bras, la première amie que je m’étais faites dans ce pays venait de le quitter mais pas comme je l’aurais voulu. Je la posai délicatement sur le sol, de façon à donner l’impression qu’elle dormait tranquillement, je remarquais qu’avant de mourir elle avait pris la peine de sourire, heureuse d’avoir donné sa vie pour celle des autres. Si j’étais arrivé plus vite, si j’avais eu plus de seringue peut-être que….mais non, il était trop tard et je savais ce qui me rester à faire. Je m’éloignais, le soleil commençait à se coucher et j’avais l’intention d’en faire tout autant, en mémoire à Flora, je me promis de ne plus perdre un seul de mes amis et de retrouver et tuer le Chacal au plus vite, seul responsable de cette guerre, de la destruction de ce pays, de la perte des innocents, de la mort de Flora Guillen.

    Partager via Gmail

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :