• Échec impossible

    Échec Impossible


    Le journaliste arriva à l’accueil du commissariat et présenta son badge en se présentant :
    « Bonjour je suis le journaliste Drim Carnel, j’ai eu l’autorisation d’avoir un entretien avec votre supérieur pour une interview.
    -Attendez un instant je vous prie, je vais vérifier cela. »
    L’homme de l’accueil scanna le badge du journaliste avec un petit objet noir, fin comme un crayon et inspecta les données sur son écran de bureau. Il finit par répondre :
    « Effectivement monsieur Carnel, je vais prévenir ma supérieure. »
    Il appuya sur un simple bouton qui transmit les informations. Drim dû attendre plusieurs minutes, le jeune homme blond en profita pour observer les alentours, il ne comprenait pas cette mode actuelle qui consistait à couvrir tous les murs de plaques métalliques mais il supposa qu’il fallait vivre avec son temps. La chef des lieux finit par se téléporter dans le tube à coté de l’accueil et vint saluer Drim qui lui serra la main tout en déclarant :
    « Enchanté de faire votre connaissance Madame Vexie
    -Moi de même monsieur Carnel, si vous le voulez bien nous allons aller directement à mon bureau.
    -Je vous suis. »

    Ils prirent tous deux le téléport et arrivèrent à leur destination, contrairement au reste du bâtiment, le bureau avait une décoration très ancienne datant surement du second millénaire. La directrice de lieu invita Drim à s’asseoir face à elle, le jeune homme sortit son cube enregistreur, il posa le petit objet pas plus grand qu’une balle de ping-pong sur le bureau, ce qui alluma une petite lumière jaune sur le cube. Drim  le testa en énonçant à haute voix :
    « Enregistrement. Je suis Drim Carnel, nous sommes le 14 novembre 4050, ceci est un test. Lecture»
    Il attendit quelques secondes le cube répéta ce qu’il venait de dire, Drim ajouta :
    « Bien, réinitialisation…enregistrement. »
    La lumière passa du rouge puis au vert afin de signaler qu’il enregistrer. Drim sortit sa tablette holographique sur lequel il avait préparé ses questions et commença à lire avec un ton naturel :
    « Aujourd’hui le crime est au plus bas, pour ne dire quasiment absent, alors que vous êtes l’unique commissariat de la région. Qu’est-ce que cela vous fait d’être la dirigeante d’un tel succès ?
    -C’est une place qui m’est revenue avec beaucoup de chance, disons simplement que les bonnes choses sont arrivées aux bons moments.
    -Je vais dès à présent vous posez la question que tout le monde s’est posée au moins une fois, comment faites vous pour en être arrivé là ? »
    La directrice des lieux demanda simplement :
    « Est-ce que votre enregistreur fait enregistrement vidéo ?
    -Oui effectivement.
    - Très bien activez-le, je vais vous montrer notre méthode. Suivez-moi. »

    Drim se leva et suivit la jeune femme jusqu’à une grande pièce dans laquelle se trouvaient plusieurs grands portails métalliques, tout en tenant le cube devant lui. Les différents portails étaient reliés à des ordinateurs à l’aide de plusieurs câbles, Drim reconnu tout de suite ces appareils et demanda surpris :
    « Ce sont des portails temporels ?!
    -Oui effectivement.
    -Pourtant les voyages temporels sont interdits depuis plus de cent ans…
    -Étaient interdits…Depuis plusieurs mois, ils sont de nouveau autorisés uniquement pour les secteurs agréer d’un droit d’usage. Désormais nous savons mieux contrôler ces voyages temporels, nous savons prévoir quels impacts auront nos changements et ainsi faire au mieux pour que les changements sont à la fois minimes et bénéfiques.
    -D’accord mais en quoi cela vous aide-t-il à éliminer le crime ?
    -J’aurais pensé que vous aviez deviné…Pour les crimes de catégorie Une, tel que les vols, les infractions…tout ce qui n’applique aucun dégât physique chez d’autres personnes, nous nous rendons sur les lieux aux moments où le crime est commis et nous l’arrêtons, tout simplement.
    -Et pour les autres crimes, comme les meurtres ou les viols…
    -Là se fut plus compliqué de choisir la manière à opérer… Tant qu’un meurtrier n’a tué personne, il n’est pas coupable et si nous attendons qu’il le soit…il y a une victime. Cela nous a beaucoup fait réfléchir sur la manière à opérer et la meilleure solution que nous ayons trouvée c’est d’éliminer le futur meurtrier avant qu’il ne fasse une victime. »

    Drim fut choqué d’entendre cela, il questionna :
    « Cela veut dire que vous enfermer une personne non coupable de base parce que vous savez qu’elle le sera…cela ne pose-t-il pas de problème de justice, ou même de moral ? »
    La directrice prit une grande respiration avant de répondre :
    « C’est encore pire que cela, nous ne les enfermons pas cela provoqué une surcharge de nos établissements…la plupart du temps nous appliquons la peine de mort… »
    Drim resta sans voix, la directrice semblait lâcher ce qu’elle avait sur le cœur depuis longtemps, elle ajouta presque en larmes :
    « Je ne pense pas que ce soit la solution idéale, j’espère sincèrement qu’un jour nous trouveront une manière plus correcte de faire les choses mais pour le moment c’est la seule qui… »
    Drim stoppa l’enregistrement, il se sentait gêné et déclara à la jeune femme :
    « Je ne pense pas diffuser cette interview, cela risque d’attirer les foudres sur vous et je vois que vous souffrez bien assez comme ça, je ne pense pas que la population soit prête à entendre cela. Je vais vous laisser… »
    Drim partit, alors qu’il s’apprêtait à sortir du bâtiment la directrice le rattrapa et le supplia :
    « Vous devez diffuser cette interview, les gens doivent savoir. »
    Drim préféra ne pas répondre, il n’était pas sûr que cela fût une bonne idée néanmoins il y réfléchirait. Il ignorait si ce que faisait le commissariat était une bonne chose ou non, il retournait la question dans tous les sens. Ce n’était pas juste mais cela sauvait un grand nombre d’innocent, un grand nombre de vies. Il n’arrivait pas à se décider s’il était pour ou contre, cette technique avait de très mauvais côté mais également de très bons, cela le fit réfléchir toute la nuit et il ne dormit pratiquement pas.

    Le lendemain matin, deux grandes nouvelles étaient présentes dans la presse, la première était l’interview de Drim, la seconde concernait Millanne Vexie, la directrice du commissariat, qui s’était suicidé en laissant pour seuls mots « J’ai stoppé une grande meurtrière »

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